ActualitésEntretienFootballUne

Cameroun,Football Ecole des Brasseries: »Le principal critère de recrutement à l’Ecole de football des Brasseries du Cameroun, c’est le Talent »Jean Jacques Elimbi.

Afrik’Sports: En tant que président de l’Ecole de football des Brasseries du Cameroun (EFBC), quelle est votre mission principale ?

J.J Elimbi :Ma mission en tant que représentant des brasseries au Cameroun au sein de cette école, qui est une œuvre sociale des brasseries au Cameroun, c’est de m’assurer que la politique générale des brasseries au Cameroun telle que définit à l’école de football est bien respectée. Notamment les objectifs qui sont ceux de la formation des jeunes et talentueux footballeurs camerounais. Et aussi permettre que ces jeunes talents, on les fournissent aux différents niveaux des équipes nationales. Et comme je l’ai dit tout à l’heure c’est une œuvre sociale des brasseries dans le sens où le football étant un vecteur sociale important, nous le développions. Mais surtout, quand les joueurs ont un certain niveau, ils puissent avoir des revenus importants qui leur permettent de chasser la pauvreté dans leur famille. Parce que quand un joueur professionnel à les moyens, sa famille proche n’a plus de soucis de vie courante et en plus on sait que tous investissent lourdement dans le pays.

En réalité pour nous c’est une œuvre de développement durable et mon rôle est donc de m’assurer que l’école fonctionne avec tous ces objectifs-là, et qu’ils sont en train d’être respectés.

Afrik’Sports: Quels sont les critères pour être retenu dans votre prestigieux centre de formation ?

J.J Elimbi: Le principal critère c’est le talent au football. Si on n’est pas talentueux on ne vient pas ici. Parce qu’à la base, le recrutement se fait à travers la coupe top. C’est une compétition qui regroupe à peu près 5.000 enfants de 12 ans pendant les grandes vacances scolaires. Et elle se joue dans une cinquantaine de site dans tout le pays, dans les 10 régions du pays. De ces 5.000 enfants, avec les jurys de haut niveau, des entraîneurs de football et des anciennes gloires on va chercher à retenir 100 qui viennent ici pendant une semaine faire des tests techniques, des matchs pendant deux jours, et de ces 100 là, on retient 11 qui entrent au niveau 1 de l’école de football.

Sachant que l’école de football des brasseries au Cameroun, c’est 06 ans. On entre à 12 ans on sort à 18 ans. Donc le principal critère c’est le talent.

Afrik’Sports: L’EFBC a plusieurs fois participé au tournoi mondial de Montaigu, en France. Que représente cette compétition pour vous ?

J.J Elimbi: On peut dire que c’est ce tournoi qui a permis à l’école de football des brasseries au Cameroun d’exister, d’éclore. Parce que les victoires que nous avons eu pendant 04-05 éditions là-bas, le retentissement que cela a eu à travers le monde du football ont permises véritablement de convaincre que nous faisons de la bonne formation.

Et cela a permis de manière individuelle a beaucoup de nos jeunes footballeurs d’avoir de bon contrat. Si vous vous souvenez, ceux qui ont fait ce tournois là ce sont les Geremi Njitap, Song Bahanag, Womé Nlend, Salomon Olembé, Samuel Eto’o Fils. Tous ces gens-là ont fait ce tournoi-là. Il a vraiment permis de faire connaitre l’école de football.

On aurait pu continuer, car c’est le Cameroun qu’on représentait. Le gouvernement camerounais et surtout la fédération, a voulu s’approprier l’équipe qui allait. Donc on ne pouvait plus continuer à y aller. Donc nous rattrapons ça avec des tournois que nous faisons localement. Il ya un tournoi qui a lieu en Avril, dans un mois, qu’on appelle « la Easter Cup Patricia Bertolot »( tournois reporté pour cause de pendemie du coronavirus) en hommage à notre DGA qui nous a quitté il y a un mois. Et en juin il ya le challenge Geremi Njitap et en décembre le tournoi de Limbé.

Et lors de ces tournois nous avons la chance qu’il y a une quinzaine de recruteurs des grands clubs professionnels, comme Manchester United, Lyon, Rennes, Zurich. Tous viennent pour observer nos enfants.

Mais à l’occasion ce n‘est pas que nos enfants, ils observent aussi les enfants des autres centres de formation qui participent à ces tournois-là. Donc en réalité nous aidons aussi l’ensemble des jeunes footballeurs talentueux du Cameroun en faisant localement au lieu d’aller nous même à Montaigu.

Afrik’Sports: Que prévoit l’Ecole de football des Brasseries du Cameroun pour continuer à se développer ?

J.J Elimbi: Avant d’arriver à l’essor, il faut déjà s’arrêter il y a dix ans. Il y a dix ans nous avons changé de formule. Avant nous avions une formule où les enfants habitaient chez leurs parents, ils se regroupaient tous les samedis et mercredi après-midi dans leur différente région. Nous avions trois sites de regroupement à travers le pays et ils ne venaient ici que pendant les vacances d’Avril, et les grandes vacances. Aujourd’hui les enfants résident ici. Nous avons 66 stagiaires sur les 06 niveaux, soit 11 par niveau.

Ils vont à l’école. On prend en charge leur scolarité, leurs bouquins, leur tenue, leur santé, leur nutrition. Donc ça permet que ceux qui ne parviennent pas à faire une grande carrière puissent au moins faire de bonnes études.

On doit donc s’arrêté à ce grand changement qu’il y a eu. Nous sommes les seuls aujourd’hui à pouvoir offrir ce genre de choses. Nous avons 04 bus ici qui emmènent les enfants dans les collèges qui sont agréés et je voudrais aussi signaler que nous avons un taux de réussite aux examens scolaires qui avoisine les 70%.

Nous avons 03 stagiaires qui sont déjà à l’université, qui sont actuellement dans notre groupe. Et comme perspectives, il faut se dire qu’ici nous avons un seul terrain et l’ambition c’est de construire sur un autre site. De faire une sorte de mini Claire fontaine pour qu’il soit à la dimension de l’image des brasseries du Cameroun et une reference dans le monde.

Propos recueillis par Emile Zola Ndé Tchoussi

Partagez...
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter